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Réélu président de la Géorgie lors des élections anticipées du 5 janvier 2008, Mikheïl Saakachvili, était invité au Conseil de l’Europe lors de sa session parlementaire du 24 janvier 2008. Il a voulu souligner son engagement à développer la démocratie dans son pays.

 

Dans de son discours prononcé le 24 janvier 2008 devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, présidée par Lluis Maria de Puig, le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a voulu souligné son engagement à développer la démocratie dans son pays : "mon gouvernement – a-t-il déclaré - s’engage à construire un État stable et sain, fondé non sur des personnalités, mais sur de solides institutions démocratiques".

En novembre 2007, d’importantes manifestations avaient en effet eu lieu a Tbilissi pour dénoncer les dérives du pouvoir et l’autoritarisme du Président. L’état d’urgence décrété par Mikheil Saakachvili à la suite de ce mouvement de contestation s’était traduit par de violentes dispersions des manifestants, par la suspension du droit de réunion, de grève et de manifestation ainsi que par la censure des médias. Ces mesures avaient alors provoqué l’ inquiétude des Européens et des Américains. Depuis la "Révolution des Roses" de novembre 2003, la Géorgie était présentée par les Occidentaux comme un modèle de transition démocratique des anciennes Républiques soviétiques. L’élection présidentielle anticipées du 5 janvier 2008, annoncée par Mikheïl Saakachvili au mois de novembre 2007, sous la pression des Occidentaux, devait faire figure de test démocratique. La réélection de Mikhaïl Saakachvili dès le premier tour (avec 53,4 % des voix contre 25% à son principal rival, Levan Gatchetchiladzé), a été immédiatement contestée par l’opposition qui dénoncait des irrégularités dans le processus électoral. 50.000 Géorgiens avaient alors défilé pacifiquement dans les rues de Tbilissi, appelant à un second tour. Malgré ces critiques, l’OSCE, chargée de contrôler l’élection, a estimé qu’elle "satisfaisait à la plupart des normes démocratiques internationales", tout en précisant que "des défis substantiels devaient être pris en compte urgemment". Face à une opposition déterminée et organisée Mikhaïl Saakachvili devra affronter au mois d’avril 2008 des élections législatives que d’aucuns considèrent comme le véritable test de l’évolution de la Géorgie vers le pluralisme politique.

Compte tenu des enjeux géostratégiques de la région du Caucase et des « conflits gelés » qui s’y déroulent – pression de la Russie sur l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie pour qu’elles proclament leur indépendance - et des défis concernant les transports et l’exploitation des richesses naturelles, la stabilité politique de la Géorgie et son tropisme occidental revêt une grande importance pour l’Union européenne. Ce tropisme est d’ailleurs source de tensions entre l’UE et la Russie alors que la Géorgie aspire à adhérer à l’OTAN. Les Géorgiens se sont d’ailleurs majoritairement prononcés pour le projet d’adhésion de leur pays à l’OTAN, lors du référendum consultatif organisé le même jour que l’élection présidentielle.

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